
Présidente du Comité pour l’Histoire, Hélène Harter est Professeur des universités en histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où elle est membre du laboratoire SIRICE et dirige le Centre de recherches d’histoire américaine (CRHNA) au sein de l’Institut Pierre Renouvin. Elle est aussi membre associée de l’EA Tempora de l’Université Rennes 2, où elle a enseigné, et participe aux travaux du Groupement d’intérêt scientifique, Institut des Amériques
Ses travaux portent sur l’histoire contemporaine des États-Unis et du Canada (sous l’angle en particulier des questions politiques et sociétales), des relations transatlantiques et transaméricaines, des villes (notamment à travers la dimension technologique), des crises et des guerres et des réponses qui leur sont apportées en termes de politiques publiques. Elle collabore depuis de nombreuses années aux travaux du Comité pour l’histoire du CNRS, notamment à travers sa revue Histoire de la recherche contemporaine.
Elle est récemment l’auteur d’Eisenhower : le chef de guerre devenu président (Tallandier, 2024), Les Etats-Unis (Calype, 2024) et les Présidents américains (Tallandier, nouvelle édition 2025, avec A. Kaspi).
2025-26
Les États-Unis et la tentation de la présidence impériale
La présidence américaine est aujourd’hui au cœur du système politique américain. Sous l’égide de Donald Trump, elle empiète même sur les prérogatives des contre-pouvoirs prévus par la constitution, que sont la Cour Suprême et le Congrès, et des droits des États fédérés (comme la Californie) qui sont au cœur du fédéralisme. Certains parlent d’un retour de la « présidence impériale » comme au temps de Richard Nixon (1969-1974). Cela tient à la personnalité de Donald Trump mais aussi à la place qu’occupent les États-Unis dans le monde. Il n’en a pas été toujours ainsi. Lorsque les Pères fondateurs créèrent les États-Unis il y a tout juste 250 ans, c’est au Congrès, détenteur du pouvoir législatif, qu’ils accordèrent le plus d’importance et de pouvoirs. Il s’agira par conséquent d’essayer de comprendre comment sur le temps long on en est arrivé à cette hyper centralité présidentielle, en explorant le rôle notamment de Franklin D. Roosevelt, Richard Nixon, Ronald Reagan et plus près de nous George W. Bush.